Programmes visant valorisation de la plante entière de La Chanvrière de l’Aube |
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La Chanvrière de l’Aube a développé plusieurs programmes visant la valorisation de la plante entière.
Rappelons qu’au-delà de la graine qui constitue un coproduit, la paille de chanvre est constituée d’environ :
30% fibres,
55% de chenevotte (partie médullaire),
15% de poudre issue des « ciments pectiques ».
Pour les fibres : de nouveaux débouchés sont envisagés dans le domaine de la plasturgie, venant en substitution aux fibres de verre plus coûteuses, plus lourdes et handicapantes pour le recyclage des matériaux plastiques. Ces recherches sont effectuées par sa filiale recherche AFT qui consacre environ 300 000 € par an, soit le ¼ du budget total de cette structure en partenariat avec ARKEMA, CERA, CIBA, Solvay, Compositec, Ergom, pour les entreprises ainsi que différentes universités, ainsi qu’avec le CNRS de Grenoble et l’INRA de Reims.
De son côté, la Chanvrière, en tant que telle participe, directement à des programmes visant à adapter la plante à ces usages particuliers. C’est ainsi qu’elle intervient dans deux programmes subventionnés par ADEME-AGRICE :
1. « Evolution des caractéristiques morphologiques, histochimiques, biochimiques et mécaniques des fibres techniques de chanvre au cours d’un procédé de production de composite thermoplastique à base de polypropylène et de polycaprolactone afin d’en apprécier l’effet sur la qualité finale du matériaux formé ». Ce programme est en cours de réalisation. Son budget global est de 379 000 €, et se fait en partenariat avec AFT (Dijon) et l’INRA (Reims). Une aide de l’Ademe de 65 000 € couvre une partie de ces frais. Ils sont constitués de 36 000 € de frais d’équipements, 256 000 € de frais de personnels publics, 26 000 € de frais de personnels privés et de 61000 € de frais de fonctionnement.
2. « Utilisation des propriétés fonctionnelles des complexes lignines-carbohydrates (LCC) présents naturellement dans les parois végétales, pour ensimer des fibres de chanvre dans un procédé industriel de compoundage. Ces LCC participeront à la formation de l’interface entre le polypropylène et les fibres ». Ce programme est en démarrage. Son budget global est de 403 000 €, et se fait en partenariat avec AFT (Dijon), l’INRA (Reims) et l’ENSIACET (Toulouse). Une aide de l’ADEME de 163 000 € couvre une partie de ces frais. Ils sont constitués de 25 000 € de frais d’équipements, 122 000 € de frais de personnels publics, 81 000 € de frais de personnels privés et de 175 000 € de frais de fonctionnement.
Pour la chenevotte : hors la valorisation sous forme de litières, deux axes sont privilégiés :
Le bâtiment : la Chanvrière de l’Aube participe à un programme de recherche européen Eurêka dont l’objet porte sur : « La mise au point de blocs à maçonner chanvre-chaux ainsi que tous les systèmes constructifs adaptés ». Ce programme devrait aboutir au dépôt d’un brevet, et se réalise en collaboration avec : BCB (France), ENTPE (France), EIF (Suisse), Desmeules (Suisse), Cirkel (Allemagne), Rhein Kalk (Allemagne), Lhoist (Belgique). Le budget global de ce programme est de 985 000 € dont 525 000 € concernent les entreprises françaises. Globalement, ce programme prend en compte la participation de structure publiques à hauteur de 245 000 €. Concernant la part privée, soit 740 000 €, l’Anvar participe par une avance remboursable pour un montant de 190 000 €.
La plasturgie : des essais sont en cours avec la société Faurecia pour la réalisation de pièces composites où l’incorporation de la chenevotte apporte un réel avantage pour l’isolation phonique tout en conférant un aspect esthétique indéniable.
Pour la poudre : l’intérêt pour ses composants reste à établir et fera l’objet de futures recherches.